
Petite fête de l’Arbre
Dimanche 29 mars 2026 • Départ à 10 h
Balade contée autour de Soumont
Une immersion entre nature et imaginaire, où l'humour côtoie les légendes du petit peuple des arbres.
Durée : 2h (environ 1h de marche effective)
Rendez-vous : parking près de la guinguette « Cabane de Soumont 34 »
Public : tout public capable de marcher sur un sentier
Participation : libre au chapeau, proposée en partage avec l’association
Approche : ma démarche mêle la connaissance fine du vivant (faune, flore) à la magie du conte.
Les Arbres, Messagers de l'Invisible
Regardez-les : les arbres sont des géants immobiles, mais ne vous y trompez pas, ce sont des voyageurs du silence. Leurs racines boivent les secrets de la terre pour les souffler au ciel, et leurs cimes attrapent les confidences des nuages pour les murmurer au sol. Ils sont le pont entre deux mondes.
Le réveil des histoires
On raconte que dans l'épaisseur de leur feuillage, parmi les ombres vertes, nichent des contes. Ce sont des oiseaux invisibles qui attendent l'heure. Quand le grand vent se lève, il secoue les branches, réveille ces créatures ailées et les emporte jusqu’au seuil de nos maisons.
Parfois, au coin du feu ou au détour d'un rêve, vous croyez vous souvenir d’une vieille légende. Mais la vérité est plus belle : vous ne vous souvenez de rien. C’est le conte qui s’est glissé sous votre porte, qui a profité d’une fente dans vos volets pour venir se poser, léger, sur votre épaule. Vous croyez parler, vous croyez raconter... mais c'est l'histoire, elle-même, qui se raconte à travers vous.
La langue des origines
Il fut un temps — un temps de mélanges et de magie — où les dieux, les bêtes, les hommes et les plantes partageaient le même souffle et les mêmes mots. Cette langue-là, je refuse de l'emprisonner sur le papier. L’écriture est une cage. Ma langue, elle, doit rester libre. Elle vole comme le corbeau : noire, puissante, capable de guérir une âme ou de foudroyer un cœur. Vous connaissez sa force, n'est-ce pas ?
Le murmure des haies
Arrêtez-vous devant une haie d’aubépine ou un buisson de sureau. Écoutez. Combien de songes dorment entre les feuilles ? Combien de prières se sont accrochées aux écorces ? Il y a plus de fées et de mystères dans un simple chemin creux que dans tous les livres du monde.
